Association VISA SANTE

 

 

 

 

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...HISTORIQUE DE VISA...

 

VISA SANTE a vu le jour en 1986, à l’initiative d’étudiants de l’Institut Supérieur de Gestion de Paris (I.S.G.). Créée dans le cadre de leur cursus universitaire, l’association a pour objectif, dans un premier temps, d’amener une aide matérielle (médicaments, matériel médico-chirurgigal) au Sénégal dans les villages démunis. Le choix du Sénégal intervient en raison de liens familiaux unissant certains membres fondateurs à ce pays.

Cette distribution de matériel et de médicaments, avec l’aide de l’armée française basée à Dakar, se révèle rapidement insatisfaisante et l’association, dés 1988, s’adjoint l’aide de professionnels de santé. Cette caravane itinérante, qui distribue soins et médicaments dans les villages de brousse au cours d’une mission annuelle, va faire place à des petites équipes de 4 à 10 personnes qui vont aller travailler pendant une quinzaine de jours dans un poste de santé donné, à la demande de la population du village.

 

Chaque équipe est alors composée de personnels de santé (médecins, infirmières, pharmaciens) et d’étudiants. Ces équipes vont partir sur le terrain tout au long de l’année afin de permettre un meilleur suivi, une présence plus soutenue et un potentiel de recrutement de missionnaires plus important.

 

Parallèlement, d’autres sites d’intervention sont ouverts au fil des années. Des équipes partent ainsi au Congo, au Mali, au Bénin, au Rwanda, au Cameroun, au Vietnam et même en Argentine.

 

En 1994, une étudiante en soins infirmiers obtient l’autorisation d’effectuer un stage de santé publique au sein de l’association, au cours d’une des missions médicales au Sénégal. Cette pionnière va rapidement faire des émules, le projet IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) est né ! Fonctionnant d’abord sur le bouche à oreille, le recrutement des étudiants se fait à présent par l’envoi d’un courrier annuel aux directeurs des instituts de formation. Visa accueille, chaque année, 300 étudiants et leur permet d’effectuer un stage en santé publique ou dans d’autres domaines (communication, génie civil etc…).

 

Le développement de l’activité au Sénégal permet à l’association d’obtenir un agrément officiel des autorités sénégalaises auprès du Ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille en 1997 sous le n° 006352, en tant qu’O.N.G.

 

La décision de VISA de s’investir dans le domaine de la formation amène l’association à obtenir un agrément auprès du Ministère du Travail et de l’Emploi en France, en tant qu’organisme de formation. Elle obtient ainsi en 2003 une déclaration d’activité enregistrée sous le n° 22.60.01028.60.

 

Une organisation est mise en place d’abord à Thies, puis dans la banlieue de Dakar à Thiaroye avec location d’une villa pouvant accueillir une vingtaine de personnes (parfois beaucoup plus !) et dirigée par un gestionnaire sénégalais avec l’aide de 3 collaborateurs.

 

En 1996, l’association se sépare de l’ISG pour des raisons techniques et administratives et vient s’implanter dans l’Oise où elle dispose d’un siège social et d’un local dans lequel travaille, bénévolement, à mi-temps un membre du bureau. L’association est à présent gérée par des professionnels de santé et des non médicaux, tous bénévoles. Une permanence téléphonique est assurée.

 

Une des caractéristiques de VISA SANTE réside dans le fait que chaque participant à une mission ou à une mission-stage participe financièrement à son projet. Ce mode de fonctionnement permet d’une part une indépendance financière pour l’association qui ne dépend ainsi que de ses membres, et, d’autre part, de cibler un bénévolat sincère et désintéressé financièrement. Néanmoins, l’association reçoit dons et subventions qu’elle affecte en totalité pour des actions ciblées.

 

A l’écoute des populations essentiellement rurales, l’association a étendu son action à d’autres pays que le Sénégal, en gardant toujours comme objectif de venir en aide aux populations déshéritées dans le cadre de programmes de développement établis en concertation ainsi qu’avec les autorités locales. Elle se veut le vecteur d’échanges culturels, gage d’un renforcement des liens d’amitié entre les peuples.